top of page
Rechercher

Reza, la lumière face à la nuit


J’ai rencontré Reza en 2019, au moment où je devenais Ashoka Fellow.

Je connaissais déjà ses images. Le monde les connaissait déjà.


Photographe franco-iranien, Reza a offert à la planète certaines des images les plus bouleversantes de notre temps. Ses photographies d’enfants dans les camps de réfugiés ont fait la une de National Geographic, Time Magazine, Newsweek, Paris Match, GEO, Stern, El País, Le Figaro Magazine et tant d’autres. Des regards d’innocence qui vous traversent et vous obligent à ne plus détourner les yeux.


Nous lui devons aussi les dernières images du Commandant Massoud avant son assassinat en Afghanistan. Mais avant d’être un témoin mondialement reconnu, Reza fut un jeune homme de vingt-deux ans qui s’insurgeait déjà contre la tyrannie. Il a connu la prison sous le régime du Shah, puis la torture sous celui des Mollahs. La violence n’a jamais réussi à lui faire baisser les yeux.


Reza est resté fidèle à une seule ligne : celle des plus faibles. Il a parcouru la planète, traversé les zones de guerre, les camps, les famines, les exils, sans jamais détourner son regard, même face aux plus grandes désespérances.


Dès notre première rencontre, nous avons compris que nos combats étaient frères. Lui montre des images pour que l’innocence cesse d’être abîmée., pendant que je tente de créer des lieux où cette innocence peut se reconstruire.


Il a immédiatement compris la puissance de l’éducation artistique accessible à tous, et la force singulière des orchestres d’enfants dans les territoires de grande pauvreté. Nous nous sommes retrouvés à plusieurs reprises, et j’ai toujours eu beaucoup de joie à faire intervenir des musiciens de TUTTI Passeurs d’Arts pour accompagner ses expositions. La musique venait alors se poser sur ses images comme une respiration, une présence, une main tendue.


Nous partageons une conviction simple et radicale : la beauté peut sauver le monde.


Mais aujourd’hui, l’Iran traverse une nuit épaisse. Reza en porte un témoignage accablant. Les exactions, la terreur, les visages brisés.

Parmi eux, Rubina, jeune styliste lumineuse, criant pour la liberté, fauchée en pleine rue par une balle dans la nuque.


Face à cette violence, nous n’avons pas d’armes. Nous avons mieux : des armes de paix. Des instruments de musique. Des voix d’enfants. Des lieux où l’on apprend à se tenir, à s’écouter, à espérer.


Un jour, un proche m’a demandé pourquoi je parlais du “combat” des Passeurs d’Arts, estimant, lui, que la musique n’était qu’un divertissement. J'ai répondu simplement : oui, c’est un combat. Un combat pour que l’innocence ne soit plus sacrifiée. Un combat pour que la beauté ne soit pas vaincue.


🎥 À voir absolument, jusqu'au bout :


 
 
 

Commentaires


bottom of page