Quand quelques élus sauvent vraiment des enfants… et que tant d’autres regardent ailleurs
- JeanClaude Decalonne

- 7 déc. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 8 déc. 2025

Quand une politique culturelle sauve !
Il arrive parfois qu’un article ne parle pas de culture, mais de survie. Pas de dispositifs, mais d’enfants qu’on empêche de tomber. Pas d’animation, mais de vies qu’on redresse. L’article d’Axel Garcia Stur que je partage ICI devrait être lu par tous les élus de France. TOUS. Il raconte comment une politique d’Éducation Artistique et Culturelle, portée avec courage, peut réellement sauver des mômes, pas symboliquement, mais concrètement, durablement.

Car il faut enfin oser le dire sans précautions de langage : l’art n’est pas un luxe. L’art, partagé, vécu, pratiqué collectivement, est un outil vital. Un rempart contre l’effondrement intérieur. Une école du respect, de l’écoute, de la confiance. Une digue face à la violence, au décrochage, à l’assignation sociale.
Dans ce territoire dont parle l’article, des élus ont compris cela. Vraiment compris. Ils ont cessé de considérer la culture comme un ornement pour centres-villes, comme un supplément pour publics déjà favorisés. Ils ont fait un choix simple, radical, courageux : mettre l’art au cœur de la construction des enfants.
Et quand une telle politique est mise en place, les effets sont là. Les enfants changent de posture. Les regards s’ouvrent. Les familles reprennent une fierté qu’on leur avait souvent confisquée. L’école respire autrement. Le territoire se redresse de l’intérieur. Ce ne sont pas des concepts. Ce sont des visages, des trajectoires, des destins qui bifurquent.
Pendant ce temps-là, ailleurs, trop souvent, on continue de parler d’enfance sans jamais parler d’âme. On empile des dispositifs techniques, on convoque la sécurité, la réussite, l’ordre, l’insertion… mais on oublie ce qui construit un être humain de l’intérieur. On oublie que l’enfant a besoin de beauté, de collectif, de sens, de vibration, de création pour tenir debout.
L’orchestre, la pratique artistique collective (chœur, danse, théâtre), en sont l’un des plus puissants leviers. On y apprend :
à écouter avant de parler,
à tenir sa place sans écraser l’autre,
à dépendre du groupe sans s’y dissoudre,
à transformer une fragilité en force.
Et pourtant, malgré toutes les preuves, malgré les expériences réussies, malgré les résultats visibles, combien d’élus continuent de classer ces projets dans la catégorie “optionnels”. Comme si l’âme des enfants pouvait attendre. Comme si l’urgence n’était pas là.

On parle de reconstruction sociale, de cohésion, de République, de vivre-ensemble, de valeurs. Mais on refuse encore trop souvent d’investir là où ces mots prennent chair.
Ce que montre cet article, c’est une vérité dérangeante : quand la volonté politique est là, ce que certains appellent des miracles devient simplement des résultats.
Il n’y a plus d’excuse possible. À celles et ceux qui se présentent à des fonctions électives, ce texte ne demande pas ce qu’ils en pensent. Il leur demande ce qu’ils vont faire.
>> Aurez-vous le courage d’écrire clairement dans vos programmes que l’accès aux pratiques artistiques pour tous les enfants est un engagement prioritaire ?
>> Aurez-vous le courage d’assumer que l’art n’est pas un coût, mais un investissement humain majeur ?
>> Aurez-vous le courage de protéger l’enfance autrement que par des mots ?
Car oui, une politique d’Éducation Artistique et Culturelle peut sauver des enfants.
Et désormais, ne pas le savoir n’est plus une excuse. JeanClaude Decalonne
Images des dispositifs TUTTI Passeurs d'Arts Rappel vers l'article d'Axel Garcia Stur





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