top of page
6B452305-D9DB-4B94-9F2C-331A0BF3CCCA.png
Rechercher

Il n’existe pas de bébé raciste.


Il n’existe pas de bébé raciste.

Il n’existe pas de bébé terroriste.

Il n’existe pas de bébé dictateur.



Il n’existe que des enfants qui arrivent au monde avec un potentiel immense, prêts à apprendre ce que les adultes leur enseigneront, consciemment ou non. Nous parlons souvent de transmission. Mais que transmettons-nous réellement ? Nos connaissances, bien sûr, mais aussi nos peurs, nos préjugés, nos colères, nos renoncements. Un enfant observe tout. Il apprend moins de nos discours que de nos comportements.

Si la haine s’apprend, alors le respect s’apprend aussi. Si la violence peut se transmettre, la fraternité le peut également.

La vraie question n’est donc pas de savoir si l’être humain est naturellement bon ou mauvais. La vraie question est de savoir quelles expériences nous offrons aux enfants pour construire leur regard sur le monde.

C’est ici que l’orchestre devient fascinant. Dans un orchestre, aucun enfant ne peut réussir seul. Très vite, il découvre que sa propre réussite dépend de celle des autres. Il comprend que celui qui joue le plus fort n’est pas forcément celui qui joue le mieux. Il découvre que l’écoute est aussi importante que le son, que le silence a autant de valeur que la parole, que chaque instrument possède une personnalité différente mais une dignité égale.

L’enfant qui tient une simple note comprend qu’elle est indispensable à l’accord de tous. Il découvre que personne n’est inutile. Il découvre que la différence n’est pas un problème mais une richesse. Il découvre qu’il est possible d’être exigeant sans être violent, discipliné sans être soumis, fier de soi sans écraser son voisin.

Quelle autre activité apprend autant de choses essentielles en même temps ?

On parle souvent de lutte contre les violences, contre le racisme, contre les radicalisations et nous intervenons lorsque les blessures sont déjà profondes.

Pourquoi parlons-nous si peu de prévention ? Pourquoi continuons-nous à considérer la pratique artistique comme une activité périphérique, presque décorative, alors qu’elle agit précisément sur ce qui construit un être humain ?

Je ne crois pas que la musique sauvera le monde à elle seule. En revanche, je suis convaincu qu’elle peut empêcher bien des enfants de se perdre.

Cette conviction ne repose pas sur une idéologie. Elle repose sur des milliers de visages. J’ai vu des enfants timides devenir confiants. J’ai vu des enfants violents apprendre à écouter. J’ai vu des enfants qui ne se parlaient pas devenir amis.

J’ai vu des enfants découvrir qu’ils avaient de la valeur parce qu’ils étaient utiles aux autres. J’ai vu des quartiers changer de visage parce que des enfants avaient commencé à jouer ensemble. J’ai vu l’impossible devenir quotidien. Voilà pourquoi je continue. Voilà pourquoi TUTTI Passeurs d’Arts existe.

Non pour fabriquer des musiciens, mais pour fabriquer des citoyens, car un enfant qui a appris à construire l’harmonie dans un orchestre aura beaucoup plus de mal, plus tard, à construire la haine.


« Nous ne proposons pas seulement aux enfants d’apprendre la musique. Nous leur proposons de répéter la société que nous rêvons de construire. »


JeanClaude Decalonne Fondateur de TUTTI Passeurs d'Arts


Aidez, accompagnez notre action : cliquez ici


 
 
 

1 commentaire

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
Invité
il y a 2 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

Cet article vaut un avis, non ?

J'aime
bottom of page