Des orchestres, pour réenchanter nos vies !
- JeanClaude Decalonne

- 29 déc. 2025
- 2 min de lecture
J’ai toujours pensé, et je le pense plus que jamais, qu’une volonté politique peut changer des vies. Cela arrive quand celles et ceux qui décident ne sont pas guidés par des arrière-pensées, mais par le bien-être réel de celles et ceux qui vivent sur les territoires qu’ils administrent. Quand l’ambition personnelle s’efface devant l’ambition humaine.

Dans une économie fragilisée, dans une société souvent fatiguée, il suffit pourtant d’observer ce qui fait vibrer les êtres en harmonie pour comprendre ce qui nous manque le plus : des espaces où l’on se rassemble, où l’on apprend vraiment, où l’on se tient droits ensemble.
Un orchestre, un chœur, ce ne sont pas des activités de patronage. Ce sont des dispositifs d’exigence joyeuse, des lieux où l’on apprend l’écoute, la persévérance, la confiance, le respect. Des lieux où l’on vibre ensemble, intensément, et où la recherche de l’accord parfait devient un moteur pour grandir sereinement.
Quand on est convaincu que cet épanouissement doit s’offrir à tous, alors il devient impossible d’accepter que l’accès à l’art soit réservé à quelques-uns. L’art n’a pas de frontières sociales, culturelles ou générationnelles. Il parle à l’enfant, à l’adulte, au senior. Il soigne, il rassemble, il élève.

Après avoir accompagné la naissance de centaines de projets artistiques, je peux l’affirmer sans hésitation : ceux qui ont mis l’exigence et l’intensité au premier plan ont tous généré ce que l’on peut appeler de véritables sauvetages humains.
Parce que dans un orchestre, on apprend toutes les valeurs du vivre ensemble. Parce que dans un chœur, les vibrations soignent. Parce que la musique est l’un des outils les plus puissants pour stimuler la mémoire, la joie et la confiance.
Dans de nombreux endroits du monde, la musique est au cœur des apprentissages et accompagne la réussite des jeunes générations. Elle n’est pas un luxe, elle est une nécessité.
À l’approche d’échéances électorales, un choix s’offre à nous. Celui de ne rien faire, de ne pas déranger, de laisser les habitudes et les écrans rétrécir les horizons. Ou celui de réenchanter nos communes, en faisant le pari de l’intelligence, de la sensibilité et de la grandeur des enfants comme des adultes.

Choisir l’art, c’est choisir la vie. Choisir la musique collective, c’est choisir la joie partagée, la mémoire vivante, la dignité retrouvée.
Peut-on vraiment se passer de ce qui rend heureux, de ce qui soigne, de ce qui rassemble ?
Je ne le crois pas. Parce qu’un orchestre n’est jamais seulement un orchestre.
C’est pour cela que je vous invite à rejoindre ce mouvement, à soutenir, à porter, à faire grandir ces projets qui changent réellement les vies.





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